Affaires non résolues
Nous vous remercions de l'intérêt que vous portez aux enquêtes entreprises par le Service de police d'Ottawa sur les homicides non résolus. Nous nous engageons à enquêter sur tout crime grave et prenons sérieusement en considération le fait que les victimes d'homicide ne sont pas oubliées. Nous soutenons que les enquêtes portant sur des homicides sont des opérations concertées qui supposent la participation de la police et de la collectivité au sein de laquelle nous exerçons nos fonctions.
Dans la ville d'Ottawa, les enquêtes concernant les homicides sont la responsabilité des agents affectés à la Section des crimes majeurs. Advenant que l'enquête initiale ne permette pas d'élucider une affaire, le dossier peut être confié à l'Unité des affaires non résolues afin que celle-ci l'examine. La raison d'être d'une telle décision est de se conformer au protocole établi dès le lancement, en 1999, de l'Initiative des affaires non résolues qui stipulait que les enquêtes pourraient faire l'objet d'un réexamen pour autant qu'il existe une possibilité perçue de résolution. Les critères types conduisant à une telle décision sont, entre autres et sans y être limités, de nouveaux éléments de preuve ou des faits nouveaux divulgués par une source fiable, une preuve tangible qui, grâce à la technologie de pointe, peut représenter une valeur probante justifiant la poursuite de l'enquête, ou des cas qui, selon toute probabilité, sont liés à d'autres incidents connexes.
Les enquêtes portant sur des meurtres non résolus sont un processus approfondi et à forte densité de main-d'oeuvre. En ce qui a trait à l'étendue du réexamen qu'entreprend le personnel de l'Unité des affaires non résolues, il suppose, en général, l'étude des renseignements obtenus au moment de l'enquête initiale, l'élaboration et l'analyse de nouvelles données et techniques d'enquêtes, ainsi que la mise en pratique de nouveaux outils technologiques et scientifiques. Lorsque cela est possible, chaque cas est préparé conformément à la norme provinciale en matière d'enquête sur les crimes graves. Chaque dossier est évalué et entré dans le SALCV national (Système d'analyse des liens entre les crimes de violence) afin de pouvoir être comparé avec d'autres cas provenant d'autres compétences au Canada. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le SALCV, veuillez consulter le site Web de la GRC.
Dans la mesure du possible, les cas font l'objet d'une évaluation par les experts de la Section des enquêtes judiciaires du Service de police d'Ottawa. Ceux-ci réexaminent les éléments de preuve retrouvés sur les lieux de crime et procèdent à d'autres examens scientifiques en ayant recours à un certain nombre de méthodes variées. Lorsque cela est possible, on utilise des technologies de pointe et prédominantes dans le cadre d'enquêtes portant sur des affaires non résolues, en tenant compte de l'utilité perçue pour chaque dossier. Ainsi, les progrès réalisés en matière de collecte et d'analyse d'éléments de preuve, d'utilisation d'autres sources lumineuses, ainsi que de collecte et d'examen d'empreintes digitales latentes sont mis à contribution, mais on révise tout de même certains procédés.
Si possible, on extrait des substances corporelles des dossiers de cas qui s'y prêtent afin d'en analyser le profil d'identification génétique en vue d'éventuellement l'inscrire dans le fichier criminalistique de la Banque nationale de données génétiques.
Les affaires non résolues font habituellement l'objet d'un réexamen une fois que la police a obtenu de nouveaux renseignements. Quelquefois, des personnes interrogées au moment de l'enquête initiale et ayant omis de divulguer de l'information pertinente se sont de nouveau manifestées, car elles ne pouvaient plus supporter de ne pas avoir tout dit pendant plusieurs années. Souvent, la situation personnelle d'un individu change, et la nouvelle réalité fait en sorte que ce dernier n'a d'autre choix que de révéler le secret gardé jusqu'alors concernant la mort d'un ami ou d'un membre de la famille. L'Unité des affaires non résolues désire parler à quiconque se dit prêt à lui communiquer de tels renseignements. Il est possible de joindre directement le bureau de l'Unité des affaires non résolues de la Police d'Ottawa, au (613) 236-1222, poste 2547, ou de le faire de façon anonyme par l'entremise d'Échec au crime, au (613) 233-8477 ou au 1 800 222-8477.